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L'importance de l'animation pour les + de 65 ans.

  • animage08ardennes
  • 13 mars 2022
  • 2 min de lecture

Essentiellement, je vous parlerais de syndrome de glissement car c’est un constat qui a été fait dans toutes les régions et qui a été pris en compte pour les établissements médicalisés ou non dans les décisions pour les protocoles sanitaires car les confinements ont fragilisé nos aînés qui pour certains étaient déjà isolés.

Le syndrome de glissement se caractérise par un changement de comportement assez soudain chez une personne âgée, accompagné d’une perte d’autonomie. Une personne même parfaitement autonome peut ainsi perdre subitement le goût de la vie et refuser d’exécuter les gestes essentiels du quotidien comme manger, se laver ou se lever, alors qu’elle était parfaitement capable de le faire avant l’apparition du syndrome. Cette dépendance n’est au départ pas physique mais engendre une réelle incapacité à se débrouiller sans l’aide d’un tiers. Elle peut s’accompagner de diverses angoisses comme la peur de se retrouver seule, par exemple.

Ces signaux d’alerte ne doivent en aucun cas être pris à la légère et ils représentent un véritable danger pour la personne. Le manque de mouvement crée un risque d’atrophie des muscles, le corps s’affaiblit faute d’alimentation correcte et de soins, créant un terrain propice aux infections, souvent pulmonaires. Cette situation peut hélas aboutir à un décès., ce qui arrive dans plus de 80% des cas. Il est important de préciser que son évolution est très sévère mais pas irréversible. Même si dans la majorité des cas, le syndrome de glissement conduit au décès, les personnes qui le surmontent peuvent atteindre une parfaite rémission et recommencer à s’alimenter, à communiquer et à aller mieux psychologiquement. Les personnes qui en guérissent auront davantage de chances de retrouver leur autonomie si le syndrome est découvert et traité à temps. Il convient cependant de rester vigilant pour éviter tout risque de rechute, ce qui peut être parfois le cas.

Les causes peuvent être physiques ou psychologiques. Dans la plupart des cas, après un choc comme la perte d’un proche, souvent le conjoint, une maladie aigüe, une intervention chirurgicale, une hospitalisation, un accident, une fracture ou une chute et plus particulièrement s’il s’écoule un certain laps de temps avant que la personne ne soit secourue ou accompagnée de l’assistance d’un proche. Selon la fragilité de chacun, l’angoisse liée à l’événement tragique peut ainsi engendrer un syndrome de glissement, après un intervalle de quelques jours à un mois.

À ce jour, les confinements répétés, la peur du virus, la peur de perdre un proche se rajoute à toutes les causes ci-dessus.

Au vu de l’évolution brutale du syndrome et des difficultés liées à la prise en charge, la prévention est d’autant plus fondamentale et reste la façon la plus efficace de protéger les aînés. Tout épisode difficile, physique ou psychologique, que la personne âgée traverse, doit être accompagné d’une attention et d’une vigilance particulière. La personne doit être entourée, aidée et soutenue physiquement et psychologiquement. Lorsque la personne âgée vit seule, elle peut être particulièrement exposée et il est important de réagir rapidement.

Le projet que je vous ai exposé, vise à éviter ce syndrome et l’isolement des personnes vulnérables.

Dans le respect des mesures barrières et avec un protocole adapté, ce projet est pour nos aînés un moyen d’éviter l’isolement et garder une activité, une vie sociale et le maintien de l'autonomie.






 
 
 

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